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Les bureaux désertés inquiètent les experts, l’immobilier d’entreprise en pleine tourmente

Les bureaux désertés inquiètent les experts, l'immobilier d'entreprise en pleine tourmente

Le marché de l’immobilier d’entreprise traverse une période de turbulences sans précédent. Au premier trimestre 2026, les investissements ont chuté à 1,860 milliard d’euros, un niveau jamais vu depuis 2009. En Île-de-France, les bureaux, autrefois piliers du secteur, voient leurs investissements s’effondrer, ne représentant que 37% du total en immobilier tertiaire.

Quelles sont les raisons de cette crise et quelles en seront les conséquences pour l’avenir du marché ? Découvrez comment la conjoncture économique et géopolitique, ainsi que les nouvelles dynamiques d’investissement, redéfinissent le paysage de l’immobilier d’entreprise.

Recul historique de l’investissement en immobilier d’entreprise

Au premier trimestre 2026, l’investissement en immobilier d’entreprise a chuté à 1,860 milliard d’euros, marquant le pire début d’année depuis 2009. Ce recul significatif affecte l’ensemble du marché, avec des secteurs comme le bureau, le commerce et la logistique tous impactés.

Les tensions géopolitiques, notamment la guerre en Iran, et la hausse des coûts de financement exacerbent cette situation. Ces facteurs créent un climat d’incertitude qui freine les décisions d’investissement, compromettant ainsi la reprise du marché et accentuant les défis économiques actuels.

Déclin des bureaux en Île-de-France

La baisse des investissements dans les bureaux en Île-de-France, atteignant seulement 696 millions d’euros, s’explique par une demande placée en recul de 15% sur un an. Cette diminution est accentuée par une offre disponible en hausse de 9%, atteignant 6,3 millions de m² vacants. Les disparités géographiques sont marquées, avec la Péri-Défense affichant une meilleure performance que Paris QCA, qui n’a enregistré qu’une seule grande transaction.

Les tensions géopolitiques et l’augmentation des coûts de financement freinent les décisions d’investissement. Ce contexte incertain pousse les investisseurs à se tourner vers des marchés plus stables, accentuant le déclin des bureaux.

Diversification et défis : un avenir incertain

Malgré une baisse générale, les investissements se diversifient vers d’autres classes d’actifs. Le commerce, représentant 46% du total investi, est en déclin par rapport à l’année précédente. L’investissement en logistique a chuté drastiquement, avec seulement 226 millions d’euros investis. Les locaux d’activité, quant à eux, ne représentent que 5% du marché.

Le marché est confronté à des perspectives incertaines, bloqué par une faible activité transactionnelle et l’absence de reconstitution de la prime de risque. Des ventes « distress » pourraient accélérer l’ajustement des valeurs, mais l’avenir reste incertain.