Après plusieurs années marquées par des ajustements successifs, le marché immobilier ancien aborde 2026 dans une configuration plus lisible. Les derniers indicateurs disponibles, issus des données consolidées de 2025, montrent un regain d’activité et une stabilisation progressive des prix.
Cette phase de transition ne signe pas un retour aux niveaux d’avant-crise, mais elle pose les bases d’un marché plus rationnel, où acheteurs et vendeurs ajustent leurs attentes.
Les résidences principales continuent de concentrer l’essentiel des transactions, tandis que l’investissement locatif reste plus mesuré. Une tendance qui devrait continuer d’influencer la physionomie du marché tout au long de l’année 2026.
Quelles régions semblent les mieux armées pour les mois à venir ? Quel rôle jouent la performance énergétique des logements et les dispositifs d’aide à l’accession ? Tour d’horizon des enseignements de 2025 et des perspectives pour 2026.
Les signaux de reprise observés fin 2025 dessinent la trajectoire de 2026
Les chiffres arrêtés sur l’année 2025 font état d’environ 945 000 transactions dans l’ancien, soit une progression significative par rapport à 2024. Cette remontée de l’activité marque un tournant après plusieurs années de contraction liées à la hausse des taux, à l’inflation et aux contraintes d’accès au crédit.
Ces données, bien qu’antérieures à 2026, servent aujourd’hui de référence pour anticiper l’évolution du marché. Elles traduisent un retour progressif de la confiance, sans excès, et un meilleur ajustement entre les prix affichés et la capacité réelle des acheteurs.
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) a largement contribué à cette dynamique en fin de période, en soutenant l’accession à la propriété pour les ménages primo-accédants. Son maintien et ses éventuelles évolutions constituent un élément clé des perspectives immobilières pour 2026.
Un marché encore en retrait par rapport à 2019, mais plus structuré
Malgré cette amélioration, les volumes de transactions observés fin 2025 restent inférieurs d’environ 13 % aux niveaux de 2019. Ce décalage reflète un marché profondément transformé, où les conditions de financement et les exigences des acheteurs ont durablement changé.
Les prix, quant à eux, ont montré une légère progression moyenne estimée autour de 1,4 % sur l’année 2025, sans emballement. Cette évolution modérée devrait servir de socle à l’année 2026, avec un marché davantage orienté vers la négociation et la sélectivité.
Les délais de vente se sont allongés, signe d’un marché plus équilibré, où les décisions d’achat sont prises avec davantage de prudence. Cette tendance devrait se prolonger, favorisant des ajustements progressifs plutôt que des variations brutales.
Des disparités régionales qui resteront marquées en 2026
Les données régionales issues de 2025 mettent en évidence des écarts persistants entre territoires. À Paris, les prix ont montré des signes de stabilisation, avec un niveau moyen autour de 9 550 €/m², tandis que certaines régions affichent des dynamiques plus soutenues.
Les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine ou encore certaines zones d’Île-de-France ont bénéficié d’une reprise plus visible des transactions. Les écarts entre maisons et appartements, notamment en matière de délais de vente, devraient continuer à structurer les marchés locaux en 2026.
Enfin, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) reste un facteur déterminant dans la formation des prix. Les biens les mieux classés conservent un avantage net, tandis que les logements énergivores font l’objet de négociations plus marquées, une tendance appelée à se renforcer au fil de l’année.